samedi 22 janvier 2011

Là… – Vivement la prochaine fois – Du passé dans mon présent 1/2

Mots clés : Tableau OLBRACHT ; W. OLBRACHT



Si vous êtes en possession d'un tel tableau, n'hésitez pas à m'écrire sur 

mon adresse mail


Une signature qui me procure des sensations à chaque fois que je la vois. C’est pour cette raison que je la recherche, que dans mes enquêtes sur les sites biens connus de petites annonces et d’enchères, ce nom propre fait parti de mes références favorites. C’est pour cette raison aussi que je n’hésite pas à écumer dans les maisons d’antiquités, brocantes et Emmaüs les séries de tableaux mis en valeurs ou oubliés dans un coin. Et je dois dire que le résultat n’est jamais vraiment au rendez-vous.

Mais il l’a déjà été deux fois et je crois en ce proverbe prédicateur…

La première fois, c’était chez un brocanteur du dunkerquois. Je n’y croyais pas trop et ai posé la question au hasard de ma scrutation.
- Des tableaux ‘OLBRACHT’, ça vous dit quelque-chose ?
- Hum… Oui, j’en ai un.
- Vous en avez un ? Mais où ? je répondis l’air plus que surpris, paniqué. Le premier sentiment éprouvé est la pensée de l’erreur. ‘Ca n’est pas possible’. Et rapidement, forcé de constater que la vie me joue un tour, et la magie est à l’envergure de la carte (toilée)…

Le tableau était là au dessus de mes yeux. Bordé de son cadre doré. Et il est beau ce tableau, coloré, représentation de la cité de Jean-Bart. Si j’avais l’habitude de voir des portraits, paysages ou autres natures mortes, c’est bien la première fois que je voyais le dessin d’une urbanisation peinte par cette main.

Le brocanteur m’a descendu le tableau de son crochet. Nul besoin de réfléchir pour identifier qu’il s’agissait bien de la même patte. Similitude parfaite de la signature et toujours dans le coin inférieur droit. Les perspectives sont dressées maladroitement comme il en est coutume. L’huile sur toile a été faite à partir d’une carte postale ancienne - certainement colorisée - du port poissonnier de Dunkerque appelé ‘Le Minck’. Le tableau a été acheté chez un couple de personnes âgées et exposé chez le vendeur lui-même pendant quatre ans avant qu’il ne s’en sépare.

Il n’empêche, c’est fou l’effet que cela fait de retrouver une œuvre de son grand-père tant d’années plus tard. Le tableau est daté de 1946. Ma mère elle-même n’a ouvert ses yeux pour la première fois que seulement 9 ans après.

J’avoue aussi mon espoir : que la première ligne de ce texte me permette de trouver d’autres tableaux, si par exemple un vendeur à la bonne idée de rechercher cette signature sur la toile… informatique celle-là.

Voir aussi mon autre trouvaille !

vendredi 21 janvier 2011

A une bonne table – au moins une fois par mois – Même la peau…

Une fois n’est pas coutume, il s’agit d’une question culinaire. Et moi, ce que j’aime par-dessus tout, c’est : ‘la Cuisse de Canard Confite, Pommes Sarladaise’. Ca c’est dit. :)

Il est vrai que je ne m’en lasse pas. Et comme grâce à mon job, j’ai l’occasion d’être régulièrement en déplacement, il n’est pas rare que dès que je le peux, je me laisse tenter par la jambière du volatile !

Pourtant, avant, je frémissais pour la Spaghetti à la Bolognaise. Autrement plus répandue, je l’accorde. Mais croyez bien que les plats plus recherchés m’émoustillent aussi. Mais ce que j’aimais également de ce plat italien, c’est que peut importe son cuisinier, il n’a jamais le même goût. Il faut croire que mon palet s’est embourgeoisé dans ses préférences mais l’effet est le même et toujours là.

Je suis toujours avide de voir comment elle va m’être servie cette cuisse !

Est-ce qu’elle sera de bonne taille ou est ce que l’os présenté sentira l’arnaque ?
- Yes, bien charnue
Est-ce qu’elle sera bien cuite, pas trop posée sur le feu pour éviter qu’elle soit craquante, assez saisie tout de même de sorte que la peau soit ferme un minimum ?
- Humm, la peau.
Est-ce qu’elle aura une belle couleur rosée de fraicheur ?
- La surprise du levé de la peau.
Est-ce qu’elle glissera sous le palet et donnera le plaisir du goût recherché ?
- Je fonds.
Est-ce qu’une bouchée en appellera une autre avec empressement ?
- Expressément OUI.
Et comment seront les pommes de terre sautées ?
- Pas de congelées s’il vous plaît.
Comment seront-elles coupées ?
- En lamelles ! Même si elles avaient été carrées, j’aurais été ravi.
Auront-elles eu le temps de bien dorer dans le bain gras de la bête ?
- Un demi-soleil dans l’assiette.
Et quelle touche supplémentaire de la part du chef ?
- Du persil et de l’ail, je suis adepte. Des haricots fagotés de lard frais, le top !

L’effet est continu est c’est ce que j’aime aussi dans ce met, c’est qu’il reste longtemps dans la bouche. Même sorti de table et même si un bon Saint-Emilion a pris le chemin des papilles par la suite.

Une chose est sûre, cet écrit m’a mis en appétit ! Mon train me déposera dans combien de temps ? Dans 40 minutes à Tours…Well, vous savez quoi ?...


lundi 10 janvier 2011

Dans mon salon – Hiver 2010/2011 - Une compagnonne pour l’hiver

Je fais parti de ceux qui ne supporteraient pas de vivre dans un lieu complètement impersonnel. Dans un lieu qui ne serait pas le reflet de son propre monde, de ses propres goûts, des ses passions. Il faut dire aussi que pour cela, mon intérieur est bien garni (un peu à l’image du fond de ce blog d’ailleurs)…

On aime ou on n’aime pas ! L’inconvénient est que forcément, ça ne plait pas à tout le monde. Mais être bien chez soi n’est il pas un passage obligé de l’épanouissement ? En fait, cette question, je ne me la pose car pour moi la réponse ne peut être que positive. Et ce début de texte me sert surtout d’introduction à ce qui suit…

Parce qu’il y en a une qui se plait bien chez moi. Elle ne me le dit pas mais je m’en rends bien compte qu’elle se plaît bien là ! Je lui rends visite tous les matins, lui parle un peu, lui demande secrètement si elle a bien dormi, lui indique qu’il fait jour maintenant mais qu’elle n’est pas obligé de répondre aux rayons du soleil et enfin, qu’elle peut restée bercée où elle est.

La journée passe et je ne suis pas là pour voir ce qu’elle fait, alors je l’imagine. A faire des allers et venues incessantes dans mes mètres carrés. A poser son regard et ses pattes sur les nombreux objets qui participent à ma décoration. Mais je l’imagine aussi accrochée à mes rideaux, à scruter l’horizon, se dire qu’aujourd’hui il pleut et qu’après tout, rester derrière mes fenêtres est confortable. Je la verrai bien également picorer les miettes non balayées sur mon bar de cuisine. Plus simplement, je la crois me faire des cachotteries !

Et vient le temps du soir. Ca y’est, je suis rentré, elle s’est rangée, remise à sa place mais jamais exactement de la même manière. Parfois un peu plus haute, d’autres fois plus avancée mais souvent blottie. Je la regarde et je suis amoureux ! J’espère qu’elle ne me quittera pas même quand viendra le temps des premiers bourgeons.


Je la garde en tous cas bien précieusement. Vous voulez que je vous la présente ? Oui. Non. Je ne sais pas… Allé ! Je me lâche, je vous la dévoile avant qu’elle ne les mette…les voiles…





PS : Il paraît qu’elle n’est pas seule ! Elle est accompagnée d’une jumelle et d’une punaise… (D'ailleurs, il faut croire que la jumelle a voulu être présente sur la photo, elle a pointé le bout de son nez quelques minutes auparavant...)

Finalement, il doit quand-même faire bon vivre chez moi…

dimanche 26 décembre 2010

2011 - Aux plus d'endroits possibles - Bonnes résolutions

Bon, alors voilà, c'est la fin de l'année (ou le début qui commence)... C'est à ce moment qu'on décide de ce qu'on aimerait faire les 365 jours qui suivent, non ?

C'est vrai que j'ai l'habitude de cogiter seul, d'être avec moi-même et de diriger ma tête et mes envies vers des projets à plus ou moins longs termes. J'ai peut-être d'ailleurs un peu trop réfléchit cette année au point d'en oublier l'essentiel. Rien de tel qu'un mot d'un parent pour ressurgir à la surface.

'L'important n'est pas forcément d'ajouter du temps à sa vie mais plutôt d'ajouter de la vie à son temps.'

Je ne sais pas si c'est ce que je fais déjà car j'en veux toujours plus et j'ai toujours la sensation de passer à coté d'un tas de chances. (C'est marrant, je voulais écrire 'choses' et en me relisant, c'est 'chances' qui est noté, ça doit vouloir dire quelque-chose, je le laisse...)

Alors c'est dit, 2011 sera le théâtre d'une pièce plus savoureuse. Je compte bien chercher les ingrédients, encore faudra t-il les trouver....

vendredi 3 décembre 2010

A mes pieds – Quotidiennement – Mes souliers, mon miroir

Parmi les objets qui sont le miroir de nous-mêmes, les chaussures en font partie. Elles sont un bon indicateur sur notre façon d'appréhender le monde, sur le statut social que l'on veut bien exposer qu’il soit originaire de notre être ou de notre paraître.
Je n’ai pas pour habitude de faire de la publicité, nous en subissons assez au quotidien. Mais une fois n’est pas coutume, je souhaite m’arrêter quelques instants sur un produit de notre consommation.


Cet objet, il s’agit de la ‘New Balance U420’ que j’appelle par coutume mes ‘N’. Indéniablement, il s’agit d’une chaussure conçue pour le running en 1982 aux States. New Balance est un peu aux USA ce que Le Coq Sportif est à la France. Mais bon, ce n’est pas la marque qui m’intéresse car, même si elle continue encore de produire quelques un de ces articles en union européenne ou aux Etats Unis, la majorité de la production sort des lignes chinoises…


Non, là je veux vraiment m’arrêter sur ce modèle en particulier. En fonction des couleurs de la chaussure, il peut être branchouille, passe-partout, avoir un caractère sportif, discret… C’est une des qualités que je lui trouve, le fait qu’il s’accorde avec toutes les gardes robes ou presque. Je vois en cela une chaussure sociale, prête à être portée dans toutes les situations, devant n’importe qui.
Et puis, c’est un modèle jeune, qui a un trait vintage bien à lui. Une chaussure de conception simple qui dégage néanmoins une certaine maturité. Ce modèle va sur ses 30 ans et il reste dans l’air du temps.


Après, c’est une chaussure que l’on repère assez facilement dans la rue, du fait des camaïeux proposés. Encore faut il en croiser…Il est quand-même assez peu fréquent de voir quelqu’un en avoir à ses pieds, ce qui donne un caractère de rareté. En fait, il s’agit d’un modèle porté plus particulièrement par des créatifs. Même si cet argument ne rentre pas en ligne de compte dans le choix de ma daily-shoe, ça doit quand-même être mon coté original qui me pousse inconsciemment à investir de ce coté. Mais plus que d’autres modèles que j’ai déjà porté, avoir un ‘N’ au pied donne quand-même à minima la sensation d’appartenir à une communauté.


Enfin, j’aime cette chaussure car tout simplement, je m’y sens bien dedans. Faite de matériaux simples - toile, nubuck et cuir - elle est à la fois résistante et permet au pied d’être bien confiné. Je n’ai jamais eu mal à les porter même après un week-end entier de brocante.


Au fond, cette chaussure possède certains de mes traits de caractère. Il paraît donc normal que j’en sois à ma 4ème paire…







Une petite chanson d'illustration

jeudi 25 novembre 2010

Brighton-Dover (GB) – 11-13 Novembre 2010 – Gris de gris

Une chose était sure, certaine, évidente, je ne pouvais pas rester entre mes quatre murs… La super compagnie Ryanair ayant vendu tous ses billets pour Oslo et Stockholm, je changeais mon fusil d’épaule et le tourner vers l’Angleterre.

Je n’y avais pas du tout prêté attention et même si à un moment, je me suis demandé ce que je faisais de l’autre coté du chanel, la tempête qui sévissait me rappelait que je n’aurais pu être à un autre endroit.

Déjà, passé le milieu de la Manche, le ferry commença à lutter face aux rouleaux qui se présentaient à lui. J’étais de toute manière comme lui, perdu dans mon océan sauf que le mien est fait de pensées. Il fallait donc que cette tempête passe. Et ça, pour sûr, elle est passée.

Bien vite, je me suis rendu à l’évidence que malgré ma motivation, je ferai mieux de rouler avec le vent comme allié plutôt que de l’affronter vers l’ouest. Un changement d’emploi du temps et donc une première épreuve en guise de bienvenue.

Ca fait bien longtemps que je ne m’étais pas senti ainsi, bien au chaud, au confort de ma polaire, de mon coupe-vent et du fuseau recouvrant les jambes. Tout à fait exposé en même temps à la bruine, aux gouttelettes, aux gouttes, aux embruns.

Quand la météo vous donne une claque, elle n’est forcément pas que physique. C’est une claque qui replace aussi l’esprit, qui rend serein. Alors quand en plus, elle offre le spectacle d’une mer démontée s’abattant sur la construction humaine, c’est un lavage de cerveau qu’elle entreprend. De toute façon, à vélo il n’y a rien à faire, juste à subir…Ou plutôt tirer le meilleur parti de cette soumission et se mettre dans le sens indiqué. Se dire que c’est un moment rare que d’être dehors par un temps pareil et que c’est plutôt l’heure d’ouvrir ses bronches en grand. Se dire que s’il n’y a pas ou peu d’autres ombres humaines sur l’étendue de galets, c’est que ce trésor nous appartient. Croire que si les cœurs des mouettes et des blacks sheep continuent de battre sous ce vacarme, pourquoi ce serait différent du sien ? Penser que les trois crevaisons en 160 kilomètres ne sont pas qu’une coïncidence mais plutôt un achèvement de ce lavage.

Et puis, je suis surtout satisfait de ce rappel de l’océan. Je n’aime pas penser qu’une côte n’est faite que pour être scrutée par horizon dégagé. Le vent, la pluie et la mer mêlée sont une formidable machine à se laver.

Ravi aussi de pouvoir re-parcourir au travers de mes jpeg l’automne britannique, ses vallées détrempées, ses façades victoriennes, ses pubs perdus, Rye village pittoresque, ses falaises blanches, ses sentiers cyclistes au milieu des pâtures…

Je me sens riche de cette expérience. C’est ça aussi profiter du temps de la vie.



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mercredi 10 novembre 2010

Thomas Fersen - Les Papillons (Best of de Poche)

C’est toi, c’est tout toi. Les 3 premières notes de Yukulele et t’es là. La pièce se remplit, mes yeux ne savent plus ou se poser et préfèrent se fermer, je te sens dans mon dos, tu tournes autour de moi, je suis comme nu. Fragilisé de beauté, de délicatesse, envoûtante que tu es.

C’est toi, c’est tout toi. Les 3 premières notes de Yukulele et t’es là. ‘Les Papillons (Best of de Poche)’. Les papillons, ta discrétion, Best of de Poche, petite souris dans ma sacoche.


Semblable à des rivières, ces larmes que tu refuses et qui malgré toi te gouvernent. Ton cœur qu’a trop souffert.
Papillons verts

La pointe d’un stylo Bic, et c’est ton art qui s’agite. La créativité, les couleurs sorties de ta caverne que tu fais partager et le sourire de ton papier glacé qui nait.
Papillons chics

Tes petites gambettes colorées jaune, l’envie, le besoin de marcher, s’évader, découvrir, ne pas se mettre à la portée…L’insouciance revenue, pourquoi l’instant trop vite rompu ?
Papillons jaunes

Telle une enfant, voir la vie avec amusement, les yeux ouverts en grand, sable ou feuilles sous les pieds, continuer sur le sentier dansant.
Papillons blancs

Amour fou en septembre, des caractères si proches. Qu’en est il maintenant, la vie ne dure pas qu’un temps. Octobre nous a fait les poches. Vivement ce mois de novembre ?
Papillons de cendres

Tes lèvres qui bougent, la magie du vermillon. Cette passion qui n’appartient qu’à nous sous l’été, sous l’hiver. Nos cœurs qui s’emballent, nos alarmes qui retentissent.
Papillons rouges

Vermille Punky, un jour sourit, un autre c’est l’ennui. Que faire, comment s’y prendre pour la joie te la rendre. Le secret est en moi ? Comment se fait-il qu'on ne le trouve pas ?
Papillons gris

Un instant malheureux, se réfugier près de la mer, ne plus penser et s’évader. Prendre le temps d’être soi, d’être là, parmi les siens, galets, mouettes rieuses et marées.
Papillons bleus.

Rempli de roses, ton jardin secret, ta féminité qui ne cherche qu’à s’exprimer. Le style 1900 rétro-romantique de ta chambrée, celle-là même dans laquelle tu m’as emmené.
Papillons roses

Dehors la pluie, dans tes bras le repli. Petite force de la nature, doté d’un pouvoir maternel et rassureur si fort. Comment est ce possible que tu ne puisses ainsi te percevoir ?
Papillons de nuit

Ca y est il y a plus d’espoir, la nuit redeviens noire, tes cheveux y disparaissent. Temps de se trouver une nouvelle adresse.
Papillons noirs